Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
MOANA       ... dans le sillage océanique de la grande pirogue double ...

Te Mana o te HoroMoana / L'Esprit des Coureurs d'Océan / The Ocean Runners' Spirit

La Mer

Publié le 28 Décembre 2013 par Kriss Cap'tain Ralouz

La Mer

Comme son nom l'indique, ultime siège de la Déesse,.

Lorsque les petit dieux patriarcaux ont voulu prendre le pouvoir et, dans leur force brutale, déclaré une guerre sans merci au monde de la Mère. La Déesse s'est réfugiée dans l'océan, là où le faux dieu argent, n'a que peu de possibilité de régner, si ce n'est lors de passages rapides pour transporter le transformable à sa solde.

Ainsi peuplée de soudards sans vergogne qui n'y voient qu'un immense espace hostile et ennuyeux, utile seulement pour rallier un point à un autre à moindre coût et en quantité. Elle affiche, à son habitude, une infinie patience envers ceux qui n'ont pas encore compris sa beauté et son amour.

Ceux qui l'aiment choisissent d'y élire domicile, de l'arpenter au gré de ses humeurs, de suivre le courant de son esprit et d'admirer au quotidien la simplicité sauvage de sa pureté.

La mer n'est jamais en colère, mais elle gronde. Elle est puissante au delà de toute limite, et la terre n'est pas une entrave pour elle, juste une acceptation, une tolérance. Elle est changeante et sa parure est chaque jour différente, chaque fois nouvelle et jamais égale. Sa beauté est sans comparaison et à l'heure où l'homme pleure sa terre sacrifiée, la mer reste vierge et libre. Riche et généreuse, puissante source de vie, elle peut effacer les continents d'une seule vague et remettre toutes les pendules à l'heure en quelques minutes.

A sa surface nous voici toutes autres, laminées et poussées au delà de nos êtres, au plus profond de nous même. Instables et barbouillées, chahutées et mises à mal, tout d'abord elle nous éprouve. Puis vient l'adaptation, ce moment où l'on apprécie le retour à un état tolérable de vie quotidienne. Là, le choix se fait, celui d'aimer sans concession ce monde de l'eau, ou bien l'espoir d'un refuge plus ferme et moins chaotique.

Commenter cet article